Le Danghi, 13 Alturiak la Griffe de l’hiver de l’an 1374

Malgré la tempête, nous devrions rallier les cotes Lantanes dans les temps que nous nous étions fixés. L’équipage de l’Ecume Blanche me manque plus que je ne l’aurais pensé. Gibert et son amour de la mer qu’il savait si bien me faire partager, Yvon, ses gamelles et sa perpétuelle bonne humeur, sans parler de Guerek et ses pitreries.

En gamin espiègle, Guerek ne manquait pas une occasion pour faire quelques galéjades lorsque personne ne s’avisait de ce qu’il était en train de mijoter. A lui seul, il faisait tout le décor de l’Ecume Blanche et les marins l’adoraient même s’ils rallaient souvent sur son passage.

J’aurai passé une grosse semaine sur le Danghi lorsque je devrai le laisser alors qu’il voguera de nouveau sur Memnon, mais aucun de ses membres ne me manquera comme cela peut être le cas de ceux que j’ai laissés sur le brigantin du Capitaine Jimenez.

J’ai tenté d’entamer un peu plus le dialogue avec quelques marins du Danghi mais chacune de mes tentatives a été un échec. Je ne sais même pas quelle marchandise nous transportons dans les cales. J’imagine qu’il doit s’agir de matières premières dont les Lantanais sont friands pour leurs inventions… Des métaux voire même des gemmes… ce qui expliquerait que l’équipage soit peu prolixe sur la cargaison. Très vite lors de mes échanges je me heurte à ce problème de langue mais curieusement je n’ai pas l’impression que ce soit sincère. Je soupçonne certains marins d’utiliser ce fait pour bloquer tout échange…

Vraiment, sur le Danghi, aucun lien ne se crée…. Le dénommé Jafrez aurait pu naviguer sur ce boutre, il n’aurait pas dénoté !